31 octobre 2006
ARTISTES COMORIENS, AVEZ-VOUS UNE ÂME POLITIQUE?
ACTE I
Et pourquoi l’Art et la politique comoriens , ne peuvent-ils pas former un couple passionnant et plus que passionné ? Aujourd’hui, l’art devient une vitrine de la société, d’un Etat, et d’un mode de vie. Paris est d’abord la Capitale de l’Art, comme New York, representé par le Fédéral art project Roosevelt, pour ne citer que ces deux-là.
Aujourd’hui, Lirexpress va essayer de se prononcer sur les fantasmes et la réalité du couple compliqué que forment l’art et la politique.
Lorsque, en 1948, dans Qu’est-ce que la littérature ?, Jean-Paul Sartre disserte sur l’art engagé, il conclut que l’artiste doit s’engager « parce qu’il est homme ». Cette condition fort générale renvoie non seulement à l’époque de l’immédiat après-guerre et à la philosophie existentialiste, mais aussi à une tension entre expression artistique et discours politique. À l’époque, Sartre, compagnon de route du Parti communiste français, n’en entretenait pas moins avec lui des relations orageuses, et il ne lui serait pas venu à l’idée de produire une œuvre qui aurait imposé comme conclusion expresse qu’il fallait s’inscrire au parti, ou voter pour tel ou tel candidat.
La formule sartrienne indique ainsi que l’art militant ne saurait être instrumentalisé à des fins spécifiques. Pour prendre un exemple local et actuel, on ne voit pas comment une quelconque production artistique pourrait s’impliquer dans le débat sur la répartition des compétences entre îles. En revanche, on peut imaginer qu’un ensemble d’artistes, tels les peintres, les dramaturges, les danseurs ou musiciens travaillant avec les instances concernées par un projet défini aura quelque chose à dire, politiquement et scéniquement, sur le sujet, sans se mêler des querelles politiques inter îles….
TO BE CONTINUED....
23:16 Publié dans EXPRESSION DIRECTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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